Cargo 2013 – Naviguer sur la Seine, tout en haut d’un porte-containers

Chapitre 1:
Naviguer sur la Seine,  tout en haut d’un porte-containers

2_4Tancarville_ (10)Embarquement mercredi 16 octobre en fin de matinée, dans le port de Rouen, sur le Fort Ste Marie, cargo porte-containers de la Compagnie CMA –CGM de près de 200 m de long et de 30 m de large.
Il pleut beaucoup sur Rouen au moment de l’arrivée du train et tout au long du trajet avec la navette «Interports» jusqu’à l’arrivée au pied du Fort Ste Marie avec un embarquement sous la pluie battante. Formalités d’embarquement rapidement réalisées au « ship-office » et très vite je prends possession de ma cabine « Océan Indien » comme lors de la précédente traversée.
Toutefois, en fin d’après-midi, un beau rayon de soleil éclaire la Seine et demain la météo 1_1Port_Rouen_16oct (3)prévoit un temps agréable pour accompagner notre descente de la Seine. Un seul regret, l’appareillage est prévu avant 5 h du matin en pleine nuit noire!

M. Nédélec commande le navire pour cette traversée. Il était aussi le commandant l’an dernier lors de mon retour des Antilles sur ce même Fort Ste Marie. Je reconnais aussi le Lieutenant de Sécurité de l’an dernier et notre « garçon passager» qui assure maintenant la fonction d’aide de cuisine.
Voyage classique vers la Guadeloupe, après la descente de la Seine, en suivant l’escale du Havre, le contournement du Cotentin et de la Bretagne avant Montoir de Bretagne pour une dernière escale précédant la traversée océanique. Le Fort Ste Marie est attendu à quai au port de Jarry en Guadeloupe, le lundi 28 octobre 2013 à 7 h.
Pour cette traversée nous ne serons que 2 passagers à bord. Mon compagnon de voyage, un Suisse Alémanique est attendu à l’escale du Havre.

Le Fort Ste Marie a fière allure avec sa coque repeinte d’un bleu profond après son escale FSP_rade_Bresttechnique et son passage en cale sèche à Brest au début de l’année 2013. La photo montre une image insolite du navire, en rade de Brest, lors de son départ après l’arrêt technique. En effet le porte-containers, très haut sur l’eau, ne porte encore aucun container !
En ce début d’après-midi, comme dans un ballet bien réglé, les portiques du port placent des containers sur la partie avant du navire.
Sur le fleuve, un peu de trafic et surtout la manœuvre d’un pétrolier qui, avec l’aide d’un remorqueur, effectue un tour complet pour positionner son avant vers l’aval du fleuve et pouvoir ainsi entamer sa descente vers la mer. Quelques petits cargos, des péniches, des navires de plaisance et le bac N°20 qui remonte le courant avec deux voitures à son bord. J’ignore où il va accoster pour débarquer voitures et passagers.11_b7_fin_remontee (29)
Si le navire amarré au quai ne bouge que très peu, les vibrations produites par la machine sont bien sensibles.
Vers 18 h, superbe soleil sur la Seine avec une température douce à 16°8.
J’effectue le tour du navire et nouveauté par rapport à l’an dernier, une plante est apparue à la passerelle du Fort Ste Marie.

Le « menu » du jour présent sur la table de la salle à manger présente comme de coutume le détail de ce qui sera servi à table au cours du déjeuner et du dîner. Il détaille aussi les informations à destination de l’équipage … et des passagers. On peut y lire que le mascaret est annoncé vers 21 h et de ce fait l’équipage sera appelé au « poste de manœuvre ».

Le mascaret de l’estuaire de la Seine

Dans l’estuaire de la Seine, le mascaret augmentait le niveau de l’eau jusqu’à + 2,5 m. La vague remontait vers l’amont a une vitesse de 25 km/h. Elle faisait courir de gros risques aux bateaux restés à quai, rompant leurs amarres et les fracassant sur le quai. Les bacs stationnaient au milieu de la Seine pour éviter tout accident.
mascaret_CaudebecLe point culminant du phénomène se situait à Caudebec-en-Caux. Il attirait de nombreux spectateurs dont certains se faisaient « doucher » par les débordements de la vague. Les accidents n’étaient pas rares et on dit même que la noyade de Léopoldine, la fille de Victor Hugo, serait due au mascaret.
Aujourd’hui, Les travaux d’endiguement successifs dans la Seine pour la construction du Chenal de Rouen ont fait disparaître le mascaret dans ses aspects spectaculaires en 1963.
(source: Université – le Havre)

De fait, le mascaret ne s’est manifesté, ce soir vers 21 h, que sous la forme que d’une petite vague et comme l’équipage se trouvait au poste de manœuvre au moment de son arrivée, la mise en marche en avant de la machine en a totalement contrebalancé l’effet. Dans la cabine, cela n’a été ressenti que comme un petit balancement.
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Carte de la navigation sur la Seine,  17 octobre 2013

source: http://www.marinetraffic.com/

Route_Seine

Résumé de la navigation sur la Seine le jeudi 17 octobre 2013:

4h 30 : Pilote à bord
4h 40 : toutes les amarres sont larguées, l’appareillage est réalisé
5h 50 : bac de Duclair
6h 10 : bac de Yville sur Seine
6h 40 ; bac de Jumièges
6h 50 : bac de Yainville
7h 15 : Pont de la Brotonne
7h 25 : Caudebec
7h 30 : changement de pilote : embarquement du pilote aval (1) et débarquement du pilote amont (2)sur la vedette
Beau temps, bonne visibilité sur cette tranche de 4 h
8h 00 : relève de quart
8h 35 : Quillebeuf sur Seine
9h 00 : Pont de Tancarville
9h 10 : vue vers le marais Vernier
9h 40 : Pont de Normandie
9h 50 : Honfleur
10h 00 : sortie dans le chenal de Rouen
10h 25 : le pilote de Seine débarque
10h 30 : préparatifs d’arrivée au mouillage
10h 55 : mouillage de l’ancre

(1)    Et (2)Surnoms des pilotes de Seine: «margat» pour les pilotes d’aval et «perroquet» pour les pilotes d’amont. Aujourd’hui la tendance est à la polyvalence et les pilotes sont souvent capables d’effectuer le service des navires indifféremment sur les deux parties du fleuve.
Source l’article parue dans la revue  » Chasse-Marée »  numéro 169
lien vers le site internet de la station de « Pilotage sur la Seine » – Rouen – Caen – Dieppe
 

Comme annoncé, le bateau a quitté le port de Rouen-les-Moulineaux peu avant 5 heures ce jeudi matin 17 octobre 2013. À cette heure (bien trop) matinale pour moi, je dormais encore et le léger mouvement de balancement du bateau m’a réveillé un peu plus tard vers 5h30. Du hublot de la cabine, la progression du navire ne se remarque dans la nuit noire que par le défilement, à petite vitesse, des lumières sur la berge.

Après 8 h, la nuit s’efface et le fleuve et le paysage se dévoilent enfin.Beaucoup de monde à la passerelle: le pilote de Seine, le commandant, le second-capitaine, l’officier de quart, un élève officier de la Marine Marchande en stage à bord et le passage d’officiers de la machine venant communiquer des informations au commandant.
Le pilote de Seine, se déplace régulièrement sur toute l’étendue de la passerelle pour évaluer la position des balises, le courant, … mais aussi les instruments du bord : radar, sondeur, …Il annonce les caps successifs (à droite 10, à gauche 5, zéro la barre, ..) consignes que le timonier répète avant de les mettre en application. Et lorsque l’ordre a été mis en application, le timonier annonce la nouvelle position de la barre.Le pilote explique assez régulièrement le sens de la manœuvre par la situation particulière du fleuve à l’endroit où passe le navire : présence de courants, de bancs de sable, profondeur du lit, …Il parle aussi des nombreux bacs présents sur cette partie de la Seine, qui sur les 120 km entre Rouen et le Havre, n’est franchie que par trois ponts. Ces bacs (détail plus bas) sont prioritaires et les gros navires leur doivent le passage. Ce qui ralentit parfois la navigation.
La radio de bord diffuse les échanges du pilote avec les autorités portuaires ainsi que d’autres informations sur la navigation sur le fleuve. On entend aussi les échanges par talkies walkies entre la passerelle et l’équipage.Température frisquette et soleil plutôt discret. Nous laissons maintenant bien loin derrière nous, vers l’amont, une grosse masse nuageuse plutôt menaçante qui poursuit sa route vers Rouen.A condition d’avoir pris la précaution d’être bien couvert, l’endroit où la vue est la plus intéressante se situe à l’extérieur, sur l’aileron de la passerelle à 30 m au-dessus de l’eau.

???????????????????????????????A l’approche du pont de Tancarville nous suivons un bateau de couleur grise qui semble bien moins rapide que le Fort Ste-Marie. Nous le rattrapons d’ailleurs assez rapidement. ???????????????????????????????Dans cette partie du fleuve, les berges de la Seine sont plutôt plates, zones de pâturage où paissent des vaches en grand nombre. Nous passons sous le pont de Tancarville sans aucune difficulté et sur la droite du pont, en regardant vers l’aval, un important canal se divise en deux branches, chacune d’entre elles communiquant avec la Seine par l’intermédiaire d’une importante écluse. Au bout de chaque écluse un bâtiment à la silhouette d’une tour de contrôle.Après le pont, naviguant vers l’amont, un bateau rouge avance à grande vitesse, très haut sur l’eau il doit probablement être vide.
Nous avons maintenant rattrapé le bateau gris l’Emmy-Schulte qui s’est positionné un peu sur la gauche du fleuve pour nous laisser la partie centrale plus profonde. Nous le dépassons très rapidement et un des officiers me confirme que ce bateau est très lent et qu’il navigue actuellement au maximum de sa vitesse. L’an dernier au retour des Antilles sur le même Fort Sainte-Marie, nous avions croisé au milieu de l’Atlantique un autre bateau de la même compagnie l’ Anna-Schulte.

???????????????????????????????Déjà la silhouette particulière du pont de Normandie enjambe le fleuve et barre l’estuaire, sous un soleil maintenant bien installé mais les températures demeurent fraîches.Sur la rive gauche du fleuve, à proximité d’Honfleur, un important port à bois où trois bateaux sont en cours de déchargement et des «montagnes» de planches s’entassent sur le quai. L’odeur de bois parvient jusqu’à nous sur l’aileron de la passerelle.Vers 10 h, passage sous le pont de Normandie et l’allure du bateau est soutenue.
À gauche, Honfleur avec des maisons et des bâtiments plutôt coquets.Selon l’écrivain Tristan Bernard, habitué de Honfleur,: «quand on voit le Havre depuis Honfleur, c’est qu’il ne va pas tarder à pleuvoir. Quand on ne voit plus le Havre, c’est qu’il pleut déjà. »Les habitants du Havre, quant à eux, désignent Honfleur comme   «l’autre côté de l’eau ».

10h15, la vedette qui va venir récupérer le pilote de Seine est en approche et le Fort Sainte-Marie commence à ralentir. Nous sommes maintenant en mer face au Havre et à Sainte-Adresse et le vent a un peu fraîchi. Au large, de très nombreux bateaux attendent leur heure pour entrer dans le port.
Le pilote quitte rapidement le bateau et il a déjà commencé à descendre l’échelle du pilote avant même que la vedette venue le récupérer ne se soit complètement rapprochée de la coque du Fort Ste-Marie. La mer est belle avec une toute petite houle et toujours un grand soleil et comme le veut la tradition le pilote à peine arrivé sur la vedette nous adresse un grand salut de la main.

4__pilote_0Après son départ, vers 10 h 30, le Fort Ste-Marie met le cap sur la haute mer où il va rester à l’ancre jusqu’au début de la soirée, attendant, comme de nombreux autres navires, son tour pour accéder aux quais où les opérations de chargement des containers va s’effectuer toute la nuit et une partie de la journée de vendredi.

 Ce qui impressionne le voyageur perché sur ces gros bateaux lors de la descente de la Seine, en plus des méandres du fleuve, ce sont les contrastes permanents non seulement de reliefs et de paysages mais aussi d’activités. Quillebeuf  (2) Des zones de grandes industries se succèdent avec leurs usines, leurs cheminées, les pontons où les navires chargent et déchargent. Parfois sur la berge opposée, de petits villages avec clocher, petites maisons, jardins, prés, … Quillebeuf  (1)avec pour lien la navette des bacs. Port Jérôme et Quillebeuf,  Caudebec,…

???????????????????????????????2_6Pont_Normandie_  (2)Autre spectacle étonnant, celui découvert derrière les berges du fleuve et les arbres. Du haut de notre perchoir,  se découvrent sablières, bateaux échoués sur tapis vert et des superbes demeures apparaissent dans leur splendeur.

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Les bacs de la Seine entre Rouen et le Havre 

???????????????????????????????Chaque année, le service des bacs du Département de Seine-Maritime permet à plus de 10 millions de passagers de traverser la Seine. Sur les huit traversées, six bacs entrent dans la catégorie fluviale (Dieppedalle, Val de la Haye, la Bouille, le Mesnil-sous-Jumièges, Jumièges et Yainville) et deux dans la catégorie maritime (Duclair et Quillebeuf-sur-Seine). C’est la jauge des bateaux, calculée en tonneaux, qui fait toute la différence. En dessous de 50 tonneaux, il s’agit de bacs fluviaux. Ils sont alors armés par un équipage composé d’un capitaine et d’un matelot marinier. Au-delà de 50 tonneaux, leurs équipages se composent obligatoirement d’un capitaine, d’un chef mécanicien et de deux matelots. En cas de panne ou d’arrêt technique programmé, un bac fluvial et un bac maritime assurent la réserve.

???????????????????????????????bac_numSur le fleuve, les gros navires comme le Fort Ste-Marie ne sont pas prioritaire par rapport aux bacs.

 Abordage_bac_Seine_1925

Pour accéder au très intéressant site des usagers des bacs de la Seine, cliquer sur l’image, Une du « Petit journal » d’août 1925, relatant l’abordage du bac de Caudebec.

 

 

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Au mois de novembre 2013,
une remontée de la Seine suivie d’une nouvelle descente

11_b3_Pont_Morm (4)Un mois plus tard, je me retrouve à nouveau à l’embouchure de la Seine à bord du Fort St-Pierre en provenance de Dunkerque et après la traversée océanique du retour en Europe. Pendant deux jours, nous allons à nouveau naviguer sur le fleuve pour atteindre le port de Rouen pour une courte escale et dès le lendemain, une nouvelle descente de la Seine permettra de rejoindre le port du Havre.
???????????????????????????????Partis de Dunkerque, dans le grand froid et l’humidité, le mardi 19 novembre 2013 à la nuit tombée, agréable surprise, ce mercredi ce matin le ciel est totalement dégagé, et, un lever de soleil superbe illumine la mer devant le Havre et l’estuaire de la Seine. Nous naviguons à petite vitesse pour rejoindre le point de rendez-vous avec le pilote.
Vers 8 h 30 le bruit caractéristique de la chaîne de l’ancre pendant opération de mouillage se fait entendre. Ainsi la « pioche » est mise à l’eau en attendant l’heure de l’appareillage qui a été repoussée car la «prise du pilote» a été retardée à 9 h 30.
Pour les navires à fort tirant d’eau, les conditions de la navigation (heures de départ et d’arrivée, passage à certains endroits du fleuve, …) sont déterminées par les pilotes en fonction du niveau de l’eau dépendant des marées. Ce qui explique l’heure de certains départs précédés ou suivis de plusieurs heures au mouillage devant le Havre.

 ???????????????????????????????Aujourd’hui les pilotes de Seine ont décidé d’organiser un «convoi» de 3 navires où le Fort St-Pierre va occuper la deuxième position. Le premier navire nous a précédé et il navigue déjà au-delà du Pont de Normandie. Le troisième navire, un porte-containers bleu va nous suivre d’assez près car il et en train d’embarquer le pilote qui va guider sa remontée du fleuve.

11_b4_Tancarville (10)Quelques bateaux sont en pêche dans l’estuaire, tout près des berges, avec en fond d’image, 11_b4_Tancarville (2)d’importants troupeaux paissant de très vertes prairies.

11_b4_Tancarville (32)

Plus loin, des terrains cultivés jusqu’au bord du fleuve … dont un superbe champ de poireaux.

Et tout au long de la navigation les luxuriantes couleurs automnales de la végétation. Tout a bien changé depuis la descente du fleuve il y a, à peine un mois.

vegeta2vegeta (1)moutonsAu moment de l’appareillage une magnifique remontée de la Seine pouvait être espérée. Pronostic qui va se révéler imprudent car le beau soleil du Havre va assez vite se transformer en pluie froide et dense dès l’abord du pont de Tancarville. Sous l’intensité de l’averse, des moutons se regroupent dans l’abri d’un arbre encore feuillu.

Arrivée au port de Rouen les Moulineaux vers 16 h et, à nouveau une manœuvre impeccable pour «ranger» en douceur le Fort St-Pierre le long du quai, après avoir effectué une rotation à 180° dans le lit du fleuve pourtant pas très large à cet endroit. Ceci sans l’aide du remorqueur. Maintenant une intense activité se développe sur le quai et sur le navire car 500 mouvements (débarquement ou embarquement de containers) sont prévus, car l’appareillage est prévu demain jeudi à 6 h du matin.
Même le ravitaillement en vivres a été reporté à l’escale du Havre… ce qui a entraîné une pénurie de beurre au diner du soir à l’escale et pour le petit déjeuner du matin. Ce qui est proprement “dramatique” pour un breton mangeur de beurre!
Retrouvailles, à l’escale de Rouen, avec mon habituel compagnon de voyage, Joël Serre, qui a embarque cet après-midi avec 7 chevaux de course et 8 moutons. Ce voyage constitue notre troisième traversée commune en direction des Antilles.
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Jumièges :

JumiegesCes navigations, tout en haut du porte-containers bénéficiant d’une vue panoramique et imprenable, m’ont permis de découvrir (et de redécouvrir avec plaisir), navigation après navigation, l’abbaye de Jumièges célèbre dans le monde entier et considérée comme «la plus belle ruine de France». Elle fut un des plus grands monastères bénédictins d’Occident dont l’abbatiale Notre-Dame fut inaugurée par Guillaume le Conquérant en 1067. Ce gigantesque monument est tout particulièrement célèbre par la particularité et les proportions de son architecture, dont les tours jumelles, hautes de 46 mètres, dominent les méandres de la Seine toute proche.Jumieges_ (5)

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 Des ponts au-dessus du fleuve

BrotonneLes bacs de Seine Maritime acheminent de très nombreux voyageurs d’une rive à l’autre du fleuve, car entre Rouen et le Havre, seuls trois ponts franchissent la Seine.
Tout d’abord le pont de Brotonne mis en service en 1997, situé à l’est de Caudebec-en-Caux. Pont à haubans avec structure en éventail, long de 1.278 mètres avec une travée centrale de 320 mètres. Son tablier surplombe la Seine de 50 mètres.
Pour « naviguer » sous chacun de ces ponts cliquer sur leur image

tancarville (2)Puis, vers l’aval, le pont de Tancarville mis en service en 1959, tancarville (1)pont suspendu à haubans, de couleur rouge, qui, avec sa travée centrale longue de 608 mètres, était alors le pont suspendu le plus long d’Europe.

NormandieEt enfin le Pont de Normandie mis en service en 1995 qui relie les deux rives du fleuve sur l’estuaire. D’une longueur totale de 2 141 mètres avec une travée centrale de 856 mètres il surplombe la Seine de plus de 59 mètres.

Et comment ne pas admirer les magnifiques demeures situées tout au long du fleuve !

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Si j’avais déjà effectué deux descentes de la Seine, par contre la remontée, en plein jour, a été une première et en quelque sorte cela m’a permis de découvrir une autre réalité, presque comme l’envers du décor.
Dommage que la météo ne se soit pas montrée plus sympathique car nous n’avons bénéficié que de courtes périodes de temps ensoleillé ventilées par un vent froid, et pour l’essentiel temps gris et pluies froides… mais nous étions en fin octobre et fin novembre !
L’alternance de périodes de “petit soleil” et de “grand gris” a toutefois permis quelques photos intéressantes mais qui ne peuvent restituer la diversité et l’intérêt des paysages et des réalités du fleuve et de ses alentours « survolés » à 30 m de hauteur… mais à petite vitesse (entre 15 et 20 km/h) et avec la perspective qu’apporte la hauteur de la passerelle.


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Une autre manière de revivre ces navigations sur la Seine, en 2013, au travers d’un diaporama (photos, petits bouts de films, musique) de 11 minutes
en cliquant sur l’image ci-contre.

 

 

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La descente de la Seine de Rouen au Havre en octobre 2012 à bord du Fort St-Pierre, diaporama de 15 minutes à regarder en cliquant sur l’image ci-contre.

 

 

 

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